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Archives d’un auteur

Santa-Cruz del Sur : Le Guarda Frontera.

Nous croisons nos premiers cayos, îlots de mangrove perdus dans cette vaste lagune, en rejoignant Santa-Cruz Del Sur.
Pour une fois la navigation au travers dans 15 nœuds de vent se révèle rigolote. 2-3 poissons mordent chaque heure à nos lignes, de quoi occuper tout l’équipage et transformer le bateau en poissonnerie/bureau d’identification.

Mais à Santa-Cruz, le Guarda Frontera bien que jeune et très sympathique, ne veut absolument pas que nous séjournions au mouillage devant le port.
A l’issue d’une heure de négociations par VHF, vues les conditions météo orageuses et l’heure tardive, il finit par nous donner son accord de mouillage pour une nuit. Il nous interdit formellement de descendre à terre et de rentrer en contact avec tout Cubain susceptible d’approcher notre bord.
Nos perspectives d’approvisionnement à « l’agromercado » indiqué dans le guide de croisière de Nigel Calder ne peuvent aboutir, grosse déception de tout l’équipage !

Tant pis, nous ne visiterons pas ce gros port de pêche à la crevette, pourtant prometteur.

Viva la Révolucion !

Cherchez l’intrus !

Cabo Cruz : Los cubanos.

Après une longue nav’ assez ennuyeuse, nous arrivons à la nuit, le frigo plein de marlin…

Le matin nous visitons ce village visiblement à l’écart du système.

A la nuit tombée, 2 jeunes cubains rejoignent notre bord à la nage et à l’abri des regards de la Guarda qui veille.

Bien que désabusés par le système et déçus par Raùl qui les a fait sortir du plein emploi tout en réduisant la Libreta (le livret de rationnement), ils ne viennent pas nous demander d’émigrer en douce au USA, mais nous échanger 4 langoustes contre… 2 bières !

Nous en profitons pour taper la causette, le temps qu’ils se reposent et se réchauffent avant de repartir à la nage, de nuit, vers le lointain village de Cabo Cruz !

Pas facile d’être jeune cubain par les temps qui courent.

Hasta luego, Hasta la vista !

Cuba… pratique

Les articles sont sous presse. Le comite de redaction a trouve un accord sur tous les textes sauf un, juge trop « politique » par certains.
Mais a Cuba, difficile de transferer les images… patience donc.

Cuba… magic

Nous voila donc au pays du «Viva Fidel, Viva Raul, Viva la Révolucion.», jusqu a fin mai, au moins…

De Santiago à Cienfuegos : Los Jardines de la Reina

12 jours après notre atterrissage à Santiago de Cuba, nous embarquons les grands-parents Rohou pour aller vers Cienfuegos.

Nous passons quelques jours à Santiago, histoire de les laisser s’acclimater, retrouver leurs petits-enfants et prendre le pouls de ce pays si particulier.

Le dimanche matin nous faisons l’avitaillement en groupe dispersé, à Santiago.
Le dimanche après-midi, nous réalisons les formalités avec des officiels toujours aussi sympathiques, mais nombreux et lents.
En début de soirée, nous détenons enfin notre Despacio (autorisation de navigation) et quittons Santiago en même temps que Loïc et Marie, des copains qui eux rentrent en France !

Cabo Cruz, Santa-Cruz del Sur, Cayo Chocolate, Cayo Cuervo, Trinidad et enfin Cienfuegos…
Nous multiplions les expériences, rencontrons quelques cubains, voyons beaucoup d’oiseaux, de la mangrove et… des langoustes bien sûr.

Car cette vaste lagune que nous traversons dans sa longueur, sur plus de 150 milles nautiques, regorge d’une dense faune sous-marine. Les leurres à peine mis à l’eau séduisent barracudas, king fish, carangues queues jaunes ou thazards maquereaux toutes les demi-heures. Poissons de plus de 5kg que nous remontons parfois déjà croqué par un plus gros…

Los Taïnos

Nous abordons la première des 4 grottes du site en compagnie d’un groupe de… français, avec guide !

Passé la petite leçon de géologie, on rentre dans le vif du sujet : les Taïnos.
Le guide les décrit comme un peuple pacifique qui vivait dans des cabanes et se servait des grottes comme de temples, d’où les nombreux dessins datant de 500 à 800 ans, laissés sur les murs.

Pendant que Colon pillait leur or et leur connaissances médicinales, tout en donnant leurs enfants à manger à ses chiens, les indiens dessinaient l’envahisseur croix en main, avant de se suicider collectivement pour échapper à l’esclavagisme.

Les grottes sont immenses et couvertes de témoignage :
– ici un jeu de balle, un fête, une transe de chamane,
– là un lamantin, un ibis, une baleine ou un crocodile,
– sur ce mur, l’enterrement d’un chef, accompagné de sa femme ensevelie vivante avec lui,
– sur celui-ci, les enfants des ennemis que l’on engraissait avant de les manger,
– là, un médecin lapidé avec toute sa famille, suite à l’échec de sa thérapie appliquée à un chef….

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El Parque Nacional Los Haitises

De la marina de Puerto Bahia, repère de super-riches ou nous avions posé notre bateau pour quelques temps et quelques $, nous rejoignons El Parque Nacional Los Haitises.

Seuls au monde, nous découvrons l’environnement des indiens Taïnos… et, accessoirement, de Kho Lanta. La tranquillité et la beauté de ce site donne une atmosphère magique et paisible.

Comme dans la baie d’Along, les cayos calcaires sont creusés à la base. L’absence de vie humaine (merci Colon) donne le champ libre aux oiseaux, nombreux et variés, ainsi qu’à une végétation luxuriante.

Demain nous visiterons las cuevas, tenterons de pénétrer cette jungle primaire et de comprendre ces indiens.

Jour de marché

A Santiago nous faisons quelques courses au marché pendant que Kicco marmonne, d’abord dans sa barbe puis beaucoup plus fort, que : « ça sent horriblement mauvais ».

Il est vrai que c’est très « couleurs locales » : poulaillerie ultra sale, rues jonchées de détritus…. pap adore.

Ascension des 3000m du Pic Duarte

Nous voulions faire du canyoning, découvrir la montagne et son pic Duarte culminant à plus de 3000 mètres.

Au lieu de cela les parents rencontrent des dominicains forts sympathiques et les enfants, des amibes qui le sont beaucoup moins (sympathiques, pas dominicaines… évidement).

Il nous restera le souvenir de l’hôtel et de la belle cascade del Salto Baiguarte.