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Quotidien

Bequia nous voilà

Depuis hier, nous croisons des cargos improbables tirés d’un Corto Maltèse.
Que font-ils ? Où vont-ils ? Routes aléatoires, vitesses variables, entretien approximatif ; il est aisé d’imaginer tous les trafics, contrebandes et équipages.
Parfois on aperçoit un matelot sur le pont mouvementé d’un cargo vide, balloté bord sur bord, travers à la lame.

Le vent monte à 25kn, puis 30kn, Eliott pêche une coryphène…le spi qui ne descend pas et nous voilà partis, sous le soleil, par 30 kn avec un spi bloqué en tête de mât et une dorade en bout de ligne, ambiance !
Kéliane se réveille et le tableau est complet : la famille Rohou en vrac, un classique.
Ce soir, Boris montera changer les poulies de drisses de spi, qui sont hors service, comme une bonne partie de l’accastillage.

15h, on arrive à Port Elizabeth (Bequia, Grenadines de Saint Vincent).
On dirait un port industriel, mais sans industries, avec des cargos au mouillage… des cargos de bandes dessinées.

Cumberland (Saint-Vincent)

Partis de Martinique en direction des Grenadines, nous faisons escale à Saint-Vincent dans la baie de Cumberland.
L’accueil est sympa, la baie splendide, nous y reviendrons pour faire les excursions proposées par les locaux : waterfalls et traditionnelle soufrière.
Désormais c’est poisson à tous les repas, Eliott pêche barracuda et coryphènes en quantité… nous avons remisé la ligne pour quelques temps.
Kicco de son coté s’occupe de la santé de l’équipage avec notamment des scéances de massage très appréciées.

Premier spi

Les déplacements sur la côte sous le vent de SLucie nous permettent de tester les spis.
Le grand est grand, très grand, mais il a la patate, logique mais viril. C’est un beau spi North Sails, les préférés de Boris.
Le spi de brise est plus maniable, bien que sans chaussette l’envoi soit un peu sport.

Question : avec un bateau qui marche à 8 noeuds sous GV+Génois, à quoi sert un spi ? deux spi ?

Grosse pêche

Voici plusieurs jours qu’Eliott se moque de Boris, sa grosse canne et ses gros leurres barbotent désepérément derrière le bateau sans jamais accrocher le regard de la moindre carangue.
Pendant qu’Eliott fourni la cantine du bord en carangues et poissons porc-épic, Boris traine sa ligne sans succès.

En arrivant à Sainte-Lucie, un Barracuda de 7kg pour 1 mètre de long daigne enfin risquer sa machoire sur le magnifique poulpe bleu-violet-blanc-brillant acheté par Eliott et Silvia au Marin.
1/2 heure de lutte est nécessaire pour l’amener à bord, la ration de rhum versée dans les ouies a l’effet escompté : le poisson et KO.
Même comme ça Boris garde ses distances pendant un bon quart d’heure avant de le vider, écailler, étêter, photographier, découper… ouf !

Les gants achetés la veille ont rempli leur office, le poulpe et la canne sont bien calibrée et le barracuda est un excellent poisson.

Sainte Lucie

On quitte la Martinique pour Saint-Lucie, c’est notre première île en mode « vacances », quel changement !

A peine arrivé au mouillage notre premier boy-boat nous propose des fruits et légumes payable en « Dollards East Caraibbean », des quoi ?
On s’en sort avec une noix de coco à 2 euros, avec un taux de change très avantageux… pour lui.

Un boy-boat c’est un gars juchée sur une planche à voile, kayak ou autre frêle esquif vétuste chargé de noix de coco et autres pamplemousses.
Le boy-boat est plus ou moins agressif et ne manque jamais de vous demander une bière pour cloturer la discussion commerciale, souvent longue et laborieuse.

On fini par débarquer et faire notre première clearance en langue anglaise : 5 douaniers, 5 bureaux, 4 policopies par bureau, 1h30, 40$EC…
Un régal pour moi qui adore la culture anglaise, très policée ; matinée de « caraibe », le tout dans un anglais incompréhensible, c’est génial.

Ensuite on passe une semaine sympa, les mouillages sont géniaux et les fonds magnifiques.
Eliott et Kicco prennet le rythme CNED, plage, snorkeling, optimist et rédaction d’un carnet de voyage remplissent les journée.
Les randonnées sont sympas aussi, bien que ce soit clairement l’été, donc on préfère les balades en forêt.

J’ai ajouté un post dans « Escale », plus complet.

Découverte du Milieu

Pour l’instant nous sommes restés centrés sur le bateau (découvertes, travaux, cours du CNED…).
Les ballades attendrons un peu, mais nous voyons déjà un tas de choses.
Les dauphins, les tortues, les frégates, les pélicans, les pailles en queue, les iguanes ainsi qu’une multitude de poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs égayent notre quotidien.
Les raies manta et torpilles, les murènes, les serpents de mer et les poissons pierres sont très impressionants; les chirurgiens, demoiselles, coffre, porcs épics, sergents major, bourses, trompettes sont tous magnifiques.
Les plongés sur les récifs coraliens sont les plus impressionnantes, mais la navigation avec les dauphins ou l’apparition d’une tortue est toujours un moments magiques.

Découverte de la navigation aux Caraibes (Saint Kitts => Guadeloupe)

Départ de Saint Kitts à 6h. Le chenal avec Nevis sera une zone d’exploration intéressante et notamment le récif à sa sortie.
On passe sous le vent de Montserra qui à l’air magnifique : village englouti par des coulées de lave, sommets fumants, odeur de souffre même à 2 milles au large.
La zone d’exclusion sous le vent parle d’elle même quand à l’activité du volcan.
Encore 25 noeuds et une bonne houle de 2m entre les îles. Nous voilà enfin en Guadeloupe, il fait nuit, nous embouquons le chenal du « Grand Cul de Sac Marin » puis celui de la rivière salée… impressionant.
Les écueils sont partout à fleur d’eau, sans Time Zero, impossible de faire une telle navigation (à moins d’être né sur place).

Le lendemain, nous allons à Port Louis, magnifique village, avec une multitude de barques colorées, des pécheurs sympas et des habitants acceuillants. C’est aussi sympa de parler français à nouveau.
Silvia se voit offrir son premier poisson et sa première langouste ce soir c’est BBQ 😉

Découverte du bateau (Saint Martin => Saint Kitts)

Départ de SXM à 7h par temps calme avec passage de grains. Nous contournons l’île par le Sud-Ouest puis cap au 150 pour aller à Montserra, sur la route du Sud.
Les heures de nav passent, les premiers poissons volants atterrissent sur le trampoline.
Le vent monte à 30 noeuds, mer est hachée, pluie battante, visibilité nulle sous grain. 1 puis 2 ris, Génois arrisé puis entièrement roulé, nous dépassons Saint-Eustache sous un déluge d’eau et d’éclairs.
Nous cassons une bosse de ris puis la drisse de GV, finalement nous nous arrétons à Saint Kitts et je monte dans le mât à la nuit tombée.
Tous les bouts du bateau sont cuît par le soleil, il faudra tous les remplacer.

Cari amici italiani

infine sono riuscita a scrivere nella mia madre lingua. Andate alla pagina Livres de bord, Silvia.
Il mio indirizzo email è: silvia@kelico.fr, anche se mi è difficile connettermi a internet, potete scrivermi.
Un abbraccio a tutti e portate i saluti alla mia cara mamma che non ha ancora il computer!

Rentrée des classes

La vie s’organise à bord, bientôt chacun aura sa chambre, les pâtes ont trouvé leur place et les nombreux pack d’eau aussi.

Etape importante, c’est la rentrée des classes aujourd’hui sur Valpar : on a ouvert les cartons du CNED.
Surprise, il y a deux livrets par matière : un pour l’élève et un pour les parents ;-( Nous qui pensions nous la couler douce…

Passé la découverte et l’inventaire du package, la constitution de trousses d’écolier, les enfants ont attaqué directement et avec enthousiasme le Français et les Maths.
Kicco a même insité pour prolonger l’expérience cet après-midi; la prolongation a tourné court à la première apparition d’une tortue, pour aller nager avec et essayer de la prendre en photo.