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Lago y volcanos de Atitlan.

Une lancha nous dépose au village de San Pedro, au pied du volcan éponyme. Nous peinons à progresser dans ce pueblo de montagne à 1500m d’altitude, nous les marins du bord de mer, altitude zéro, chargés comme des mulets.
Les petites rues étroites, les raidillons pavés, rien ne distingue se village d’un autre montagnard, sous d’autres latitudes. Au marché cependant les couleurs des tissus et les femmes, tout de traditionnel vêtues, resplendissent.


6h, les garçons attendent le guide au coin de la rue, il fait un froid canard. Les filles sont restées bien au chaud sous la couette.
7h, la première heure de montée n’a pas été facile. Il fait froid et la côte est raide.
8h, Kicco ne râle presque plus lorsque nous atteignons la mi-pente à 2250m. Il ne sait pas encore que le reste du chemin n’est qu’escaliers.
9h, Eliott à depuis longtemps disparut des écrans radars lorsque nous croisons quelques scientifiques du parc naturel qui redescendent. Les filles restées à l’hôtel prennent un expresso italiano dans un petit bistrot tenu par un compatriote.
10h, Eliott, Kicco, Boris puis Juan atteignent le sommet du volcan San Pedro à 3020m. La vue sur le lac et les autres volcans est bien dégagée et splendide. Les mollets et les cuisses ont bien chauffé, ils font une pause chocolat-photo avant de redescendre. Pendant ce temps, Keliane se fait faire un profil astral maya alors que sa maman visite le musée géologique.

11h, la descente, c’est dur aussi, moins que la montée tout de même. Les filles sont au marché. Les couleurs, les gens, les senteurs, les vêtements, tout respire la quiétude des montagnes alentours.
12h, même en courant c’est long de dévaler 1500m, et c’est épuisant pour les petites gambettes comme pour les plus grandes.
13h, de retour à l’hôtel, les garçons font quelques étirements, épuisés mais contents de leur belle ascension.

Au doux rythme du Rio Dulce

Au mouillage devant Fronteras puis amarrés chez Bruno’s, nous avons bien failli nous endormir. Les après-midi baignade dans l’immense piscine de Nanajuana, les amis rencontrés ici, les balades en groupe, en annexe et les bains dans le fleuve nous ont presque fait oublier que nous étions au Guatemala, terre maya.

Apres deux semaines de farniente vite écoulées, nous partons à la découverte de ce grand pays. Nous commencerons par visiter les hautes terres à la recherche d’authenticitée, puis nous glisserons vers les plaines du Pacifique et peut-être nous risquerons nous même à y tremper un orteil, qui sait ?

Castillo San Felipe : le cache-cache géant.

Nous débarquons en flottille sur les rives du Castillo San Felipe.
Des anglais, des américains et 3 équipages français, la foule de moussaillons envahit la pelouse avant de s’attaquer aux remparts de la forteresse.

Le fort charmant fortin semble dessiné pour des nains. Tout y est petit, réduit, jusqu’au canons de beaux diamètres mais de très faibles longueurs, comme ratatinés!

La guide nous présente, du minuscule salon des officiers aux geôles, cette base avancées du gouvernement espagnol. Mais les mousses ont déjà déserté, trop pressés de profiter de la belle occasion de faire une jolie partie de cache-cache entre cachots secrets et tunnel inondé.

Comme par magie, une fois le pic-nic servi, nous voyons réapparaître notre marmaille, pas un n’est resté prisonnier de la forteresse pour bambin.

Rio Dulce le bien nommé !

Qu’il est doux de retrouver, au terme de 11 mois d’eau salée, un peu d’eau douce au robinet mais aussi pour se baigner !

Entrés à Livingston, nous remontons le fleuve au grès des rencontres et des envies. Ernesto est passé désormais, plus au nord, du coté du Yucatan. Nous prenons le temps de découvrir un autre monde. Un monde où les maisons n’ont que quatre murs sur pilotis, où le couchage n’est que hamac, où chacun dès le plus jeune âge a sa pirogue traditionelle et sa pagaie. Un monde où la pêche semble remplir les journées, où la lessive se fait à même le fleuve, où la première route est à quelques milles en aval ou plusieurs milles en amont.

Partout le fleuve s’étend dans d’incroyables méandres. Il envahit tout à tel point que la terre a disparu. Seules les montagnes au loin nous évoquent sa présence. Une tortue, une mygale, une balade à la rame dans la mangrove inexplorée, un jacagua, une aigrette, un nénuphar ou une jacinthe d’eau, une source chaude et sulfurée où se baigner, une grotte qui fait sauna, une fête locale très colorée…

Nous voilà au Guatemala !

Ernesto !

Depuis quelques jours on ne parle que de lui à bord : Ernesto. Ce n’est pas un nouveau copain de plongée, ni même une rencontre de sous les cocotiers.
Non, c’est une jolie tempête qui, passé l’arc antillais, se transforme en cyclone ! Trajectoire particulièrement sud, puissance respectable, vitesse appréciable, ce premier modèle de la saison arrive bien tôt et avec de jolies qualités.
« Jolies qualités » pour ce qu’il est : un monstre dévastateur !

Nous avions défini depuis longtemps l’attitude à adopter en pareille situation, on va pas jouer aux guerriers : COURAGE, FUYONS !

Tout l’équipage est aux aguets pour slalomer entre les patates, pour ne pas se manger un cayo, car ce serait un peu ballot que notre bateau ailles au fond de l’eau.

Confettis de Paradis

Les cayos essaiment le récif à 20 milles de la terre ferme. De loin en loin, un îlot émerge de quelques centimètres de haut. Parfois seuls les palétuviers ont pieds, quelques fois une plage a poussée au grès des courants de marée.

Mangrove, palmiers, plage, filao ou cocotier à chaque arrêt c’est une surprise : Nous ferons nous plumer par des Coast Guard armés trop mal payés pour ne pas abuser de leurs pouvoirs ? Nous ferons nous refouler à la mer par le garde peu avenant d’une île trop privée ? Serons nous enchantés par l’accueil et la générosité d’un pêcheur esseulé, 8 mois par an sur son îlot, comme sur un radeau à la dérive ? Pourrons nous nous baigner au bord d’une plage magnifique ? Serons-nous capables de nous aventurer dans la jungle de palétuviers ? Allons nous rencontrer la bonté, la brutalité ou encore un truand du gouvernement ?

Au terme de deux semaines d’errance au large du Belize, sur la grande barrière de corail.
A Rendez-Vous Cay,
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Tobacco Cay,
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Lagoon Cay,
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South Water Cay,
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Placentia Cay,
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Carrie Bow Cay,
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English Cay ou
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Snake Cay,
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nous avons croisé du plus vil au plus affable, du plus impénétrable au plus beau, comme si tout devait se mélanger à l’image de ce Belize si métissé.

En faisant notre clearance à Placentia, nous remarquons une annonce : le joli cayo du pêcheur de langouste est à vendre, 150.000 US$ !
Car au Belize, à l’inverse de Cuba, les poussières de paradis appartiennent à des propriétaires privés !

Pêcheurs !

Au Belize point de plongées compressées, tout se fait en apnée !

Nous croisons beaucoup de barques traditionnelles venues de Belize City pour une semaine, parfois plus. Elles se déplacent à la voile et charrient à leur bord, la glace pour conserver, les canoës pour rayonner, le gîte et le couvert pour 16 pécheurs !
16 garçons de tous ages embarqués sur une chaloupe d’à peine 10 mètres de long, pour 7 à 8 jours de pêche et de promiscuité.

Seul sur leur Cayo, d’autres ont échoué sur un morceau de mangrove, sur un coin de plage ou sous une palmeraie. Ils vivent là la plus grande partie de l’année, quand la pêche à la langouste est ouverte, de juillet à mars. Quelques planches de contreplaqué constitue l’abri, un matelas ou un hamacs sert de couchage, un réchaud à gaz ou un tas de bois permet de cuisiner. La plage et les environs se sont depuis longtemps transformés en décharge d’équipements divers, bouées éventrées, cordages usés, canoës déchirés, vieux moteurs ou vieilles pagaies, amas de coquilles de lambis, de carcasses de poissons et de carapaces de langoustes, détritus ménagers… En bons célibataires, ceux-là ne semble pas trop portés sur le nettoyage !

The grocery

Près de 4 semaines que nous courrons les îlots perdus, gérer l’avitaillement relève du tour de magie alors quand on tombe sur une épicerie, on dévalise…
Et une épicerie, dans les Caraïbes, c’est pas facile à dévaliser… Pas vraiment à cause du service d’ordre, souvent il faut faire chercher le boutiquier pour pouvoir le payer !
Non, ce qui est compliqué, c’est de trouver des choses à mettre dans son panier !

A Belize City, le 20 juillet, nous avons pu refaire le plein.

Mais à Tobacco Cay, le 27, nous n’avons rien trouvé à acheter !

Alors à Placentia, le 5 Août, on a tout pris à tout prix !

Et quand il n’y a plus rien à manger ? On pêche un barracuda, un pagre ou une carangues.
Et quand ça ne mord pas ? Et bien papa descend tirer quelques langoustes !

San-Pedro, Goff’s Cay : Whaou !

Whaou ! Le Stripped-Marlin de 1 mètre 90 qui embarque vers midi, après une heure de bataille, et qui va nous changer du barracuda.


Whaou ! Le cayo de 150m de diamètre où nous mouillons nos palmes, masques et tubas pour quelques jours d’incroyable snorkeling avec les raies léopards.



Whaou la barrière de corail de 400 milles de long !

Belize, San-Pedro, La Isla Bonita !

Quel contraste à quelques milles seulement de notre dernière escale mexicaine, le Belize nous accueille et nous ravit par sa diversité.

La langue officielle redevient l’anglais, mais en fait tout ce mélange dans ce pays très cosmopolite. Chinois, Maya, Espagnols métissés, Créoles ambrés, Indiens Caribs et Arawaks, Indiens des Indes Orientales, Allemands Mennonites et Arabes mixent leur langues et leurs cultures sur ce petit bout de paradis.

A La Isla Bonita, San Pedro, nous découvrons un peuple et un pays bien différent du Mexique.